C’est par le plus grand des hasards que j’ai découvert la sortie de la dernière enquête de Jean-Baptiste Adamsberg – Quand sort la recluse – de Fred Vargas. Un pur régal. J’ai adoré et dévoré ce roman en à peine quelques jours.

Retrouver les intuitives pensées (proto pensées) et les balades du commissaire m’ont fait l’effet de retrouver un vieil ami.

quand sort la recluse

« – Trois morts, c’est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n’est pas de notre compétence. 
– Ce qu’il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J’ai donc rendez-vous demain au Muséum d’Histoire naturelle. 
– Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ? 
– Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés. 
– Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l’araignée recluse ? »


Aussitôt fini, aussitôt l’envie de relire les précédents volumes de la saga Adamsberg… Dans ma bibliothèque j’ai pu mettre la main sur Un lieu incertain. Point d’araignée venimeuse ici, mais une sombre histoire de vengeance et de vampires !

un lieu incertain

Adamsberg part pour trois jours de colloque à Londres.
Estalère, le jeune brigadier, et Danglard – terrorisé à l’idée de passer sous la Manche – sont du voyage.
Tout devait se passer de manière aérienne et décontractée, mais un événement macabre alerte leur collègue de New Scotland Yard, Radstock.
Clyde-Fox, un original local, lui parle du vieux cimetière de Highgate.
Des chaussures – avec des pieds dedans – font face au cimetière, « un des cimetières romantiques les plus baroques de l’Occident, » un lieu macabre, gothique, unique.
Tandis que l’enquête anglaise commence, les français rentrent au pays, et se retrouvent confronté à un horrible massacre dans un pavillon de banlieue.
De fil en aiguille, Adamsberg, avec l’aide de Danglard, remonte une piste de vampires, et de tueurs de vampires, jusqu’en Serbie.


Et puis voilà. Les vacances sont arrivées et avec elles des événements douloureux. Tout est bon pour ne pas y songer en permanence.

Ma maman est une grande dévoreuse de livres (je crois qu’elle pourrait ouvrir une bibliothèque avec tous les romans qu’il y a à la maison).

Depuis la mort de mon père je passe énormément de temps à lire et je me suis mis en tête de relire tous les Fred Vargas en notre possession. Je commence mon 6ème roman depuis le début du mois…

relire fred vargas

L’homme aux cercles bleus

Première apparition du commissaire. J’ai lu ce roman il y a une vingtaine d’années. L’intrigue est toujours aussi prenante. Seule marque du temps : la monnaie est encore en francs !

lhomme aux cercles bleus

« Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ?  » 
Depuis quatre mois, cette phrase accompagne des cercles bleus qui surgissent la nuit, tracés à la craie sur les trottoirs de Paris.
Au centre de ces cercles, prisonniers, un débris, un déchet, un objet perdu: trombone, bougie, pince à épiler, patte de pigeon… Le phénomène fait les délices des journalistes et de quelques psychiatres qui théorisent un maniaque, un joueur.
Le commissaire Adamsberg, lui, ne rit pas. Ces cercles et leur contenu hétéroclite sont de, mauvais augure. Il le sait, il le sent: bientôt, de l’anodin saugrenu on passera au tragique. Il n’a pas tort.
Un matin, c’est le cadavre d’une femme égorgée que l’on trouve au milieu d’un de ces cercles bleus.

Ceux qui vont mourir te saluent 

Point de commissaire ici.

ceux qui vont mourir te saluentA priori, tous les dessins de Michel-Ange ont été répertoriés. Et lorsque l’un d’eux fait une apparition discrète sur le marché, il y a tout lieu de supposer qu’il a été volé. Le plus incroyable, c’est que celui qui est proposé à Henri Valhubert, célèbre expert parisien, provient probablement de la bibliothèque vaticane!
Qui se risquerait à subtiliser les trésors des, archives papales ? L’affaire se complique lorsque Valhubert est assassiné, un soir de fête, devant le palais Farnèse.
Instantanément, les soupçons se portent sur le fils de la victime. Ce dernier fait partie d’un curieux triumvirat d’étudiants, aux surnoms d’empereurs : Claude, Néron et Tibère. En résidence à Rome depuis plusieurs années, tous trois entretiennent des liens singuliers avec la veuve de Valhubert. Une femme au charme envoûtant et dont le passé comporte quelques zones d’obscurité…

Debout les morts

Trois historiens : Matthias pour la préhistoire, Lucien pour la guerre des tranchées , Marc pour le Moyen-Âge et son oncle, un ancien flic véreux, enquêtent sur la disparition mystérieuse de la voisine…

Point d’Adamsberg ici, mais nous découvrons le personnage de Marc qui fait aussi une apparition dans La recluse 🙂 .

Autres marques du temps (on retrouve encore les francs et en particulier une pièce de 5 francs percée et clouée au mur des historiens…) l’absence des portables et Marc qui s’enquière d’une carte téléphonique  au près d’un passant ou encore Lucien qui emporte avec lui 9 kg de scanner et matériel informatique pour pouvoir copier des documents…

debout les mortsUn hêtre peut-il en une seule nuit sans que personne l’ait planté ?
Oui. Chez la cantatrice Sophia Séméonidis; et elle n’en dors plus.
Puis elle disparaît sans que cela préoccupe son époux.
Après une série de meurtres sinistres, ses trois voisins « dans la merde », aidés par l’ex-flic pourri Vandoosler, découvriront les racines du hêtre, vieilles de quinze ans, grasses de haine et de jalousie.

L’homme à l’envers

Retour du commissaire (et de Camille son éternel amour). Lecture en cours. Plongée au milieu des loups du Mercantour.

lhomme a lenversLe loup-garou est de retour. Sa présence est signalée dans le sud de la France où il aurait égorgé de nombreuses brebis. Suzanne met en cause Massart, un étrange voisin coupable d’avoir, il y a quelques années, recueilli et élevé un loup abandonné. Peu après, la vieille éleveuse est retrouvée déchiquetée. Son fils adoptif, un Africain, et son berger veulent la venger; ils sollicitent Camille, une jeune parisienne établie dans le secteur, pour conduire une bétaillère dans laquelle l’insolite trio se lance à la poursuite du présumé coupable.

En s’inspirant du mythe ancien du loup-garou, Fred Vargas joue avec un thème cher au roman policier: le tueur en série. Road movie picaresque, « L’Homme à l’envers » offre une galerie de portraits inimitables, notamment la jeune Camille, dont le livre de chevet est le catalogue de l’outillage professionnel. À l’élégance de son écriture, Vargas ajoute sa spécialité: des dialogues au cordeau ponctués d’aphorismes dignes des Brèves de comptoir. Elle alterne ainsi les moments graves avec des épisodes d’une intense drôlerie. L’Homme à l’envers a été salué par le prix Mystère de la critique. –Christophe Dupuis


Je vais peut être changer un peu d’auteur ensuite. Pour ne pas le lasser. Ou pas. On verra.

En attendant la lecture m’apporte des instants de calme dont je ne saurais me passer…

Et vous quelle(s) bonne(s) lecture(s) pour vous changer les idées ?

adeline juliette chat